Une semaine, deux semaines, trois semaines, 4 semaines de silence, c’est – si j’ai bien compris – ce qui est demandé à tous les élus socialistes jusqu’au 17 juin.
Assommés, nous le sommes depuis le 6 mai, par la défaite de Ségolène mais surtout par la victoire de Sarkozy. Je vais laisser au nouveau Président de la
République quelques semaines aussi pour voir les accents mais surtout les actions et les réformes qui seront les siennes et qui ont peu de chances d’être les miennes…
Ses premiers débauchages ministériels me font penser à un casting où il faut un certain nombre de « gueules de l’emploi ». C’est assez réussi, le bon
(Martin Hirsch), le traître (Eric Besson) et les tartuffes (Kouchner, Jouyet). Je ne parle même pas d’Hervé Morin qui avec d’autres députés UDF (pas tous) est allé à la gamelle. Ils sont tombés
du côté où ils penchaient…
Les législatives s’annoncent et la rénovation socialiste attendra. On a rangé au magasin les accessoires sortis sans autorisation par Ségolène et on remettra tout sur la table après
le 17 juin. En attendant on ressort les vieux logiciels, (promis, je ne parlerai pas des éléphants) en espérant qu’ils nous feront bien encore un peu d’usage pour cette échéance.
Cette campagne de terrain autant que nationale se fera évidemment sur les personnalités des candidats autant que sur les programmes, nous choisirons donc les
meilleurs dans chaque circonscription et nous verrons si l’Assemblée Nationale aura une majorité cohérente. Les Français décideront, les yeux décillés ou bandés, aveuglés par la névrose
médiatique sarkozyste bien orchestrée par les media du pouvoir en place.
J’ai donc repris mon bâton de pèlerin pour mon ami Jack Lang dans cette campagne des élections législatives. Il a toujours répondu à mes invitations calaisiennes,
il est intervenu des centaines de fois de manière discrète pour traiter des cas individuels difficiles, en mettant son aura et son expérience au service des habitants, des associations, des
entreprises du littoral.