Sous couvert de
réformisme, Nicolas Sarkozy, son gouvernement et les élus UMP appliquent méthodiquement depuis 8 mois leur plan ultra-libéral.
Après s’être augmenté de 120 %, avoir offert 15 milliards de cadeaux fiscaux à ses amis (ceux qui lui « prêtent » les avions, les yachts, les
palaces), avoir mis en place les franchises médicales, saccagé à la hussarde les régimes spéciaux et les RTT, mis fin à l’exonération de la redevance TV pour les retraités et les plus démunis,
Sarkozy a annoncé hier avec le même ton de morgue, la fin des 35 heures et de nouveaux cadeaux à ses amis personnels de TF1 et M6…
Faire travailler plus pour gagner moins, abaisser donc le coût du travail, abolir les acquits sociaux, c’est là le projet présidentiel.
Ceux qui ont cru au double langage, à la pseudo volonté de Sa Majesté Sarkozy de trouver des solutions aux difficultés des Français vont désormais
pouvoir juger sur ses actes ce président menteur.
On est passé d’une analyse de la fracture sociale sans solutions avec Chirac, à la fracture libérale de Sarkozy.
Dans ces ruptures, on voit bien l’objectif poursuivi qui n’est pas, comme annoncé, le pouvoir d’achat des ménages mais la libéralisation des contraintes pesant sur les grandes entreprises et les
puissants.
Le rideau se lève sur les vrais objectifs de l’UMP…
Les désillusions des Français vont arriver avec leurs lots de souffrances supplémentaires pour les plus fragiles.
Mais pouvait-il en être autrement ?
Qui défend encore ce président et son gouvernement ?
A force de courir après sa propre image et derrière les ordres de ses mandants, Nicolas Sarkozy va bientôt donner la preuve évidente - à ceux qui en avaient besoin - de sa fourberie et son
inconséquence.
Monsieur le Président, nous n’avons pas les mêmes valeurs… !