Après l’étalage de sa vie privée et de ses goûts de luxe, voici que notre président entre en campagne électorale. Mais les ficelles sont un peu grosses et les recettes
éculées.
Pour tenter de grappiller quelques voix, cet homme est prêt à tout, y compris de jouer sur l’affect et les
faux-semblants.
Communautariste avoué, va-t-il passer en revue et caresser dans le sens du poil toutes les catégories de français avec une
désinvolture et un aplomb qui frise l’indécence. Les Français seront-ils dupes ? J’en doute.
Heureusement Simone Veil fustige l'idée de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime de la Shoah :
« Cette proposition est inimaginable, insoutenable et injuste. On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort", indique l'ancienne ministre.
La présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, ancienne déportée, qui fut ministre de la Santé de 1974 à 1979, estime qu'"on ne peut pas infliger ça à des
petits de dix ans". " Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre à parler de ce que
nous avions vécu, même avec nos proches. Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs beaucoup d'enseignants parlent - très bien - de ces
sujets", ajoute Simone Veil.
Verrons nous demain de nouvelles propositions de Sarkozy en faveur de la mémoire des esclaves noirs maltraités par les négriers
occidentaux, des maghrébins assassinés par les colons, des asiatiques torturés en Indochine, etc.
Avec cet homme on peut s’attendre à tout, surtout au pire…